Je ne suis pas parfait. Et je le veux bien.
Je suis parfois (souvent?) pénible. Et je le vis bien.
Je suis romantique. Et je le vis bien.
Je suis lunatique. Et je le vis bien.
Je suis loin d'être beau. Et je le vis bien.
Je suis persuadé que toute la vie n'est qu'une illusion. Et je le vis bien.
Je suis parfois déprimé. Et je le vis bien.
Je suis têtu. Et je le vis bien.
Je suis honnête, du mieux que je peux. Et je le vis bien.
Je suis accompagné par des gens géniaux. Et je le vis bien.
Je suis ravi de les avoir. Et je le vis bien.
Je suis parfois blessant. Et je le vis bien.
Je ne suis pas très sérieux. Et je le vis bien.
Je suis un garçon à l'âme littéraire. Et je le vis bien.
Je suis en admiration totale devant une prof d'anglais. Et je le vis bien.
Je suis en manque cruel d'affection. Et je le vis bien.
Je suis un dépendant affectif. Et je le vis bien.
Je suis un garçon qui fait des erreurs. Et je le vis bien.
Je suis surement doté de qualité. Et je le vis bien.
Je suis très (trop?) conscient de mes défauts. Et je le vis bien.
Je suis... spécial. Et je le vis bien.
Je suis Joris Tomas. Et je le vis bien.
Je suis ce que je suis, mais toi, est-ce que tu me vis bien ? ...
Petit moment de philosophie...
Comprendre...Vous n'avez que ce mot là dans la bouche, tous, depuis toujours... Il fallait comprendre qu'on ne peut pas toucher à l'eau, à la belle eau fuyante et froide parce que cela mouille les carreaux, à la terre parce que cela tache les vêtements... Il fallait comprendre qu'on en doit pas manger tout à la foi, qu'on ne doit pas non plus donner tout ce qu'on a dans ses poches aux mendiants que l'on rencontre. Il fallait comprendre qu'on en doit pas courir, courir dans le vent jusqu'à ce qu'on tombe par terre, et boire quand on a chaud, et se baigner quand il est trop tôt ou trop tard, mais pas juste quand on en a envie... Comprendre... Toujours comprendre... Moi, je ne veux pas comprendre... Je comprendrai quand je serai vieux... Si je deviens vieux... Pas maintenant...
Et puis... tu me dégoutes avec ton bonheur... Avec ta vie qu'il faut aimer coute que coute. On dirait un chien qui lèche tout ce qu'il trouve... Et cette petite chance pour tout les jours, si on est pas trop exigeant. Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse ! Je ne veux pas être modeste moi, et me contenter d'un petit morceau de bonheur si j'ai été bien sage... Je veux être sure de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais enfant.... Ou mourir....
Oui, je suis de ceux qui posent des questions, jusqu'au bout, jusqu'à ce qu'il ne reste vraiment plus la petite chance d'espoir vivante, la plus petite chance d'espoir à étrangler... Je suis de ceux qui lui sautent dessus quand il le rencontre, votre espoir, votre cher espoir, votre sale espoir... Oui je suis laid. C'est ignoble n'est ce pas, ces cris, ces sursauts, cette lutte incessante ? Je ne deviendrai beau qu'après... quand je serais bien sur. Alors je me calmerai d'un coup, je sourirai, et je deviendrai beau... Ce sera fini. Je n'aurai plus qu'à fermer les yeux pour ne plus vous voir... Ah, vos têtes, vos pauvres têtes de candidats au bonheur... C'est vous qui êtes laids, même les plus beaux. Vous avez tous quelque chose de laid au coin de l'½il ou de la bouche... L'Antichambre est pleine de monde ? Et bien, ouvre les portes, ils vont m'entendre...